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Appui au secteur minier de Kédougou - Vers une formalisation de l’orpaillage

Publié le 24 juin 2009

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Malgré la tonne d’or produite annuellement, le secteur de l’orpaillage baigne dans des difficultés. La première phase du volet orpaillage du projet d’appui au secteur minier, financé par l’Union européenne dont les résultats étaient restitués hier a fait un état des lieux exhaustif de la situation de la communauté des orpailleurs. Il ressort de cet atelier que ce secteur prometteur mérite d’être soutenu à travers une formalisation de l’activité.

Avec une production annuelle estimée à une tonne d’or, soit plus de dix milliards de francs Cfa, l’orpaillage est un secteur vital pour l’économie de la région de Kédougou. C’est pourquoi, avec l’appui de l’Union européenne qui y a injecté, depuis septembre 2007, plus de 577 millions de francs Cfa, l’Etat compte entreprendre des efforts pour formaliser ce secteur dont 70 % de la population dépendent directement ou indirectement pour vivre. En effet, cette première phase du projet d’appui à l’orpaillage, dont la restitution des résultats a eu lieu hier à Dakar a beaucoup mis l’accent sur l’amélioration du taux de récupération de l’or tout en diminuant la pénibilité du travail si l’activité est formalisée. En effet, les perspectives du projet visent à l’intégration du secteur dans l’économie formelle afin de favoriser une exploitation plus sûre et plus respectueuse de l’environnement.

Ainsi, les 1 500 enquêtes réalisées sur le terrain ont révélé que les revenus de l’or constituent un soutien vital pour les sociétés rurales et peuvent être demain un moteur important de développement local, en particulier pour le développement de l’agriculture et la diversification des revenus, l’évolution sociale des communautés rurales. En outre, elle peut conforter la dynamique commerciale naissante avec les autres régions sénégalaises et ceux des pays voisins.

Pour ce faire, le statut légal est prescrit par les experts pour une gestion plus transparente et efficiente du secteur et une meilleure relation entre les acteurs, notamment entre grandes sociétés et exploitants miniers artisanaux. Ainsi, six outils-pilote fabriqués à Kédougou grâce à un partenariat entre le projet et le lycée technique industriel et minier de la ville - qui abrite une unité d’apprentissage et de production (Uap)- ont été expérimentés avec les exploitants. Et selon Yves Bertrand Awarez du cabinet Projekt consult, en charge de l’étude, ’ces outils permettent d’améliorer considérablement certaines étapes du traitement des minerais. Mais, à côté de ces aspects techniques, des actions spécifiques comme la formation de Groupements d’intérêt économique (Gie) ont été faites sur le terrain.

En plus, nous avons formé douze Gie regroupant plus de 1 500 Etablissements miniers artisanaux (Ema) dans assistance et dans le montage de dossiers pour des demandes d’autorisation d’exploiter auprès de l’administration de tutelle’, renseigne-t-il. Prévu pour une durée de 18 mois qui devait arriver à terme au début de cette année, le projet a été prolongé jusqu’en mars 2010 dans la perspective de poursuivre les expériences-pilote avec les Gie afin d’aboutir à des outils réellement bénéfiques pour le revenu des établissements miniers traditionnels.

Auteur : Seyni Diop

Source : Walfadjri

Date de publication : 24 juin 2009

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