Institut PANOS Afrique de l’Ouest
Accueil » Ressources gouvernance » Articles » ARD de Diourbel : le budget passe du simple au quintuple

ARD de Diourbel : le budget passe du simple au quintuple

Publié le 26 février 2009

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression envoyer l'article par mail title= 39 réactions

Le budget de l’Agence régionale de développement (ARD) de Diourbel, adopté jeudi en réunion de Conseil d’administration, s’élève en recettes et en dépenses à 220,856 millions de francs pour l’exercice 2009, contre 46,276 millions de francs pour l’année précédente.

Outre un total de recettes extraordinaires de 11 millions de francs, ce budget est composé d’un total recettes ordinaires de 209,856 millions de francs dont 40 millions de l’Etat et 151,150 millions de francs du programme national de développement local (PNDL).

A cela s’ajoute le virement du reliquat du budget de l’année dernière qui s’élève à 18,706 millions de francs. Les recettes extraordinaires correspondent à un prélèvement prévu sur les ressources de fonctionnement par mouvement financier.

Les 24 membres du Conseil d’administration présents sur 38 ont adopté le budget de l’ARD dont c’était la première session ordinaire.

"C’est vraiment un budget de rupture, parce que nous passons d’un budget qui tourne autour de 40 millions de francs à un budget beaucoup plus substantiel. On a pratiquement un quintuplement du budget de l’ARD notamment avec l’appui projet du PNDL (Programme national de développement local)", s’est ainsi réjoui le directeur de l’ARD, Mamadou Séne.

Il a indiqué que c’est un budget composite essentiellement consacré au fonctionnement.

Selon lui, l’essentiel des ressources du budget va à l’appui à la maîtrise d’ouvrage des collectivités locales de la région qui sont aujourd’hui au nombre de 40. Le renforcement des capacités à l’intention des différents acteurs du développement local occupe aussi grande part du budget.

"L’Etat a fait de gros efforts dans les transferts financiers, les collectivités locales font également énormément d’efforts. Mais ces efforts ne pourraient jamais suffire pour pouvoir faire face aux besoins en matière de financement du développement local", a-t-il soutenu, lançant un appel aux différents projets et programmes nationaux et aux organisations non gouvernementales à venir combler "un besoin vital" de partenariat dont souffre la région de Diourbel.

Selon lui, malgré les efforts d’ouverture entamés au niveau de l’ARD et les frémissements qui se font sentir, la région est la plus pauvre du Sénégal en partenaires. "Même les programmes et projets nationaux commencent toujours ailleurs en contournant la région de Diourbel", a déploré M. Séne.

Source : APS

Répondre à cet article

48 Messages de forum

  • Digg
  • Del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Wikio