
Dans la pratique, cela signifie que la participation est ouverte à toutes sortes d’acteurs tels que le secteur privé, les organisations de base, les groupes de femmes, les associations de défense des droits de l’homme, les organisations non gouvernementales (ONG), les organisations religieuses, les coopératives paysannes, les syndicats, les universités et instituts de recherche, les médias, les associations du secteur informel, etc. Le groupe des acteurs non étatiques rassemble des organisations extrêmement diverses, dont les besoins en informations sont probablement eux aussi d’une immense diversité.
Les acteurs non étatiques ont le pouvoir de porter la voix des opinions publiques et des plus vulnérables, qui n’ont habituellement pas accès aux décisions internationales. Leur rôle dans la gouvernance est ordinairement incorporé dans les négociations.
Au tournant du siècle, les ANE devenus de plus en plus présents et actifs dans les débats publics et dans l’exercice de la gouvernance. Leur participation à l’élaboration et au suivi des politiques publiques (DSRP, ODM, Accords UE/ACP, NEPAD…) est devenue depuis l’an 2000, une exigence de démocratie et de citoyenneté née de la globalisation.
Mais, parfois au Sénégal, les ANE ne disposent ni de l’expertise, ni des ressources pour prendre part efficacement au débat sur ces thématiques. D’ailleurs ils ont peu accès à l’information publique pertinente, et peu accès aux média pour se faire les points de vue critiques qu’elles expriment. Ceci résulte de leur faible perception de l’importance de l’information et de la communication, même si des initiatives timides se mettent en place à travers les différents Fora Sociaux.
Or, l’accès à l’information publique doit être le moteur des actions des ANE pour influer sur ces processus nés avec la globalisation, et donc sur la Bonne gouvernance.
Pour l’IPAO l’accès à l’information publique pertinente et la capacité à l’analyser sont les leviers des actions des ANE pour influer sur les politiques publiques, et donc sur la bonne gouvernance. Cette action a besoin d’être valorisée à travers les média, mais aussi les nouveaux supports d’information comme les NTIC.
C’est la raison pour laquelle les acteurs non étatiques ont un véritable rôle à jouer dans l’espace public médiatique.